Politique

Conférence : L’Alsace et la République, quelles perspectives pour sortir du Grand Est ?

Les associations Hag’tion Citoyenne et le Mouvement pour l’Alsace nous convient à une soirée d’échanges avec André Reichardt, sénateur démissionnaire.

A l’heure où les déficits publics s’accumulent, la pression pour réformer le coûteux mille-feuille territorial s’accroit. Mais comment réaliser concrètement cette évolution ? André Reichardt reviendra sur les raisons et les coulisses de sa démission du poste de sénateur, et partagera sa vision concrète pour reconstituer une Région Alsace hors du Grand Est.

📅 Mercredi 12 novembre 2025 à 19h
📍 Foyer Saint-Nicolas, 205 Grand Rue, Haguenau
🎟️ Entrée libre

Nous vous invitons à venir nombreux à ce moment d’échange.

Hommage à Daniel Hoeffel et à Jean-Paul Sorg

C’est avec une grande tristesse que le CPA a appris la disparition de Daniel Hoeffel. La politique était chez lui une vocation qui l’a amené à prendre des responsabilités à toutes les strates de l’engagement citoyen, de la gestion communale aux ministères en passant par les présidences du Conseil Général et des Maires du Bas-Rhin et de France. Ces fonctions ont forgé un homme d’expérience et de conviction, d’une exceptionnelle droiture et d’une grande modestie.

Le CPA a bénéficié de son soutien indéfectible et son investissement précieux aux actions menées par les associations citoyennes pour que l’Alsace redevienne une Région à part entière. Il était allé jusqu’au Conseil d’Etat pour contester la réforme régionale de 2015, et n’avait cessé de réclamer depuis une évolution vers une Région Alsace souveraine.

Avec Daniel Hoeffel disparaît un Alsacien authentique, einer vùn denne wò ìhre Gebùrtschin nie nàbgschlùckt hàn !

S’en est allé en même temps Jean-Paul Sorg, philosophe spécialiste d’Albert Schweitzer. Membre de notre association, il était engagé avec vigueur pour la défense de l’identité alsacienne, fortement imprégné par sa dimension franco-allemande.

Nous lui devons d’innombrables articles qui ont alimenté durant des décennies les débats sur l’esprit propre de notre région, qui sont évidemment toujours d’actualité aujourd’hui. Nous gardons en mémoire son article répondant à l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui proclamait qu’ « il n’y a pas de peuple alsacien ». https://perspectivesalsaciennes.com/2016/03/04/en-quel-sens-les-alsaciens-forment-un-peuple/

Nous remercions ces deux grandes figures de l’Alsace. Nos actions futures s’inscrirons dans leurs pas. Ruet alli zwei in Friede.

Tonnerre en Alsace : des orages à venir !

Avec la démission de André Reichardt de son mandat de sénateur, l’Alsace perd un héraut au Parlement dans une période particulièrement agitée de la vie politique nationale. Nous saluons son engagement et son courage inlassables au service de notre Landel.

Le combat pour le démantèlement de la Région Grand Est et la création d’une « Alsace nouvelle », dotée d’un statut spécifique lui permettant de conserver son identité et de valoriser ses atouts en Europe, doit continuer.

Pour les défenseurs de l’Alsace trois orages pour dégager le ciel sont attendus :

– Les prochains scrutins seront l’occasion d’exprimer dans les urnes la volonté des Alsaciennes et des Alsaciens en votant pour des candidats qui soutiennent ce projet ;

– La mobilisation des élus face à un Etat profondément affaibli et contesté est indispensable pour le succès, alors que la décentralisation est une revendication majeure dans le pays ;

– Une réaction de gratitude du président de la CeA Frédéric Bierry ne suffit pas. Après le coup d’éclat du sénateur André Reichardt une initiative stratégique est attendue pour profiter de la déflagration causée à Paris par sa décision.

A défaut, la sortie avec panache du sénateur sera un ultime et inutile baroud d’honneur d’un défenseur de la cause alsacienne.

Sondage Ifop : 72% pour la Région Alsace, un score « massif »

Découvrez les résultats de notre nouveau sondage Ifop : présentation du sondage simplifiée, ou le rapport complet (pdf)

Dévoilé à la Maison de l’Alsace à Paris, le sondage a été présenté par Jérôme Fourquet, directeur à l’Ifop. Qualifiant le résultat de « massif », il a souligné qu’on se situe même à un niveau un peu plus élevé que les sondages précédents.

De plus, Jérôme Fourquet a également insisté sur le fait que les résultats « transcendent les catégories ». Quels que soient l’âge, la taille des villes, le sexe, les catégories sociaux-professionnelles, le Oui est systématiquement au-dessus de 60%. Ces résultats sont plus homogènes également que lors des précédents sondage.

Les Alsaciens veulent mettre fin à cette « absurdité »

Alors que le gouvernement cherche des économies tous azimuts, la refonte de l’organisation territoriale qu’Emmanuel Macron avait qualifiée de confuse et de coûteuse[1], est plus indispensable que jamais.

François Bayrou a qualifié d’absurdité la fusion des régions, ciblant notamment le Grand Est. A juste titre, tant la fusion s’est soldée par un fiasco, générant des surcoûts au lieu des économies promises.

Créer une collectivité régionale Alsace revient à supprimer une strate en créant une Collectivité d’Alsace unifiant les compétences régionales et départementales.  Ce statut unique en lieu et place de la CeA et de la Région Grand Est peut s’opérer par une simple loi ordinaire (article 72 de la constitution).

Or, le sondage IFOP est sans appel. 72% des Alsaciens souhaitent cette unification, le plus tôt possible, et déclarent que passer par un référendum – si nécessaire – n’est pas un obstacle à cet égard. Ce soutien massif réunit à parts sensiblement égales tous les segments de la population : femmes et hommes, jeunes et vieux, ruraux et urbains, ouvriers et cadres.

100 millions d’euros d’économies en dépenses de fonctionnement

En éliminant de nombreux doublons, la suppression d’un échelon constituerait un « choc de simplification ». A la clé, selon nos estimations dont nous publierons bientôt plus détails, les économies réalisées seraient de l’ordre de 100 millions d’euros par an. Portant uniquement sur les charges administratives générales, elles n’altéreraient en rien les services rendus à la population.

Outre les économies budgétaires, la nouvelle Collectivité pourrait répondre aux enjeux spécifiques de l’Alsace, notamment dans les relations transfrontalières cruciales pour son développement économique et environnemental.

Un enjeu national

L’Alsace peut être la clé de pour faire sauter les verrous paralysants toute réforme ambitieuse. Si l’expérimentation alsacienne est fructueuse, elle préfigurerait une réforme de décentralisation qui concernerait l’ensemble des authentiques régions de France.

La presse en parle :

[1] Interview Le Point du 28/08/2023.

Notre Proposition de loi pour l’Alsace

Nous avons présenté au Musée d’Arts Modernes une proposition de loi visant à créer une Collectivité territoriale d’Alsace hors du Grand Est.

En partenariat avec des étudiants et des experts issus de l’Université de Strasbourg, ce texte juridiquement robuste et abouti définit le statut d’une collectivité unique à statut particulier (selon l’article 72 de la Constitution). Fruit de plusieurs mois de travail, nos propositions comprennent un certain nombre de nouveautés par rapport aux travaux antérieurs (compétences nouvelles, mode d’élection, etc.). Vous pouvez le télécharger librement avec le lien ci-dessous.

Notre Proposition de loi pour une Collectivité territoriale d’Alsace (pdf)

Voiture Grand Est aspergée de peinture : une condamnation inique !

Le mardi 14 novembre 2023, en Corse, quatre hommes d’une trentaine d’années ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 2 500 euros d’amende pour violences aggravées en réunion. Ils avaient agressé et blessé grièvement deux gendarmes à la sortie d’un bar d’Ajaccio.

Le mercredi 15 novembre 2023, En Alsace, cinq jeunes dont deux filles ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 6 000 euros de dommages et intérêts pour avoir aspergé de peinture des voitures publicitaires Grand Est lors du Tour de France féminin. L’objectif de ces jeunes Alsaciens était de dénoncer la fusion des régions et la politique identitaire du Grand Est qui en découle.

Certes, jeter de la peinture sur une voitures est un acte illégal. Mais comment peut-on mettre une condamnation aussi disproportionnée, au niveau de celles concernant des faits de violences sur personnes ? Chercherait-on à envoyer un message plus global au peuple alsacien, pour faire taire la contestation contre la fusion des régions ?

Alors que la police et la gendarmerie font face à des manques de moyens criants pour mener leurs enquêtes, on peut s’interroger sur les moyens mobilisés (vidéo surveillance ; relevés téléphoniques ; enquête de voisinage ; tapissage photographique, dossier de 600 pages, etc.). Dignes d’une affaire criminelle, ce ne sont pas moins de quatre brigades de gendarmerie qui ont mené les arrestations (avec menottes dans certains cas).

Pourquoi un tel zèle et une telle sévérité pour s’être attaqué au logo du Grand Est ? Cette affaire rappelle de bien mauvais souvenirs. Lorsque la France a malmené l’identité alsacienne par le passé, au lieu de faire amende honorable, elle a cherché à faire taire les Alsaciens via des procès retentissants (procès de Colmar de 1928, procès de Bordeaux de 1953).

Si cette nouvelle affaire est incommensurablement moins lourde, le même schéma semble se répéter. L’Etat français, en fusionnant les régions, a violé un traité européen en supprimant la Région Alsace sans consultation de ses habitants. En commettant cet acte illégal, il a déclenché une crise en Alsace qui fini par déboucher sur des actes de contestation (ce qui était prévisible et inéluctable). Incapable de répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens, la seule réponse des institutions de la République à ce stade est de faire la sourde oreille et de réprimer de manière disproportionnée le moindre coup d’éclat visant la Région Grand Est.

En condamnant ainsi ces cinq jeunes, c’est l’ensemble du peuple alsacien qu’on piétine une fois de plus. C’est pourquoi nous leur apportons notre soutien, et invitons à contribuer à la cagnotte leur permettant à faire face aux frais de leur défense : Cagnotte : Soutien à 5 militants alsaciens ! – Leetchi.com

A comme Autonomie, A comme Audace, A comme… Alsace ?

Depuis plusieurs mois, le mot « autonomie » fait partie du vocabulaire politique lorsque on parle de l’avenir de la Corse à Paris. C’est (malheureusement) la mort d’Yvan Colonna qui a enclenché le processus de réforme statutaire dont Emmanuel Macron vient de fixer l’ambition et le calendrier. Désormais, l’autonomie «dans la République» n’est plus un tabou et – logiquement – l’autonomisme n’est plus une insulte ! Inscrire la Corse dans la Constitution est une manière habile de confirmer son appartenance à la France.

Que signifie ce débat pour l’Alsace? A première vue, rien, puisque le président de la République a prononcé un discours « sur mesure » sans évoquer le chantier de la décentralisation pour l’ensemble du pays. Pourtant, les règles sont peut-être en train de changer et l’Alsace risque de se retrouver « hors-jeu ». Lors du congrès de Régions de France (Saint-Malo), plusieurs présidents de Région ont exprimé des revendications « autonomistes »: c’est notamment le cas pour la Bretagne, mais aussi pour la puissante Occitanie.

Et l’Alsace ? Elle n’est pas une Région et pourrait être oubliée dans la redistribution des cartes en cours. Si l’État acceptait de transférer aux Régions de nouvelles compétences, le Grand Est renforcerait encore son emprise sur la Collectivité européenne d’Alsace. Il est donc urgent d’agir pour obtenir dans la foulée le démantèlement de la RGE et la création d’une Région européenne d’Alsace, qui pourra bénéficier (comme ses voisines) des avancées démocratiques envisagées par Emmanuel Macron.

Le rendez-vous est fixé : début décembre, la Collectivité européenne d’Alsace devra adopter une résolution affirmant sa volonté d’émancipation de la RGE et précisant le cadre institutionnel que réclame la majorité des Alsaciens.

Contact : jacques.schleef@gmail.com

Alsaciens, saisissons l’occasion de reprendre notre destin en main !

Tribune d’Alain Ronc. Aujourd’hui conseiller en stratégie commerciale, Alain Ronc a consacré sa vie professionnelle au développement international de grandes marques dans le domaine du sport, de la chaussure, de l’habillement. Ces marques, avec des noms comme Adidas, Arena, Le Coq Sportif, Hom, Mephisto, Patagonia, l’envoyèrent aux quatre coins du monde, notamment aux USA et en Afrique où il vécu de nombreuses années. Ayant grandi dans un village du Kochersberg, cette vie internationale ne lui fit jamais oublier son Alsace à laquelle il est resté tant attaché.

Que vous soyez des Alsaciens de souche ou de cœur, que vous habitiez en Alsace ou ailleurs, mais toujours avec une attache forte avec votre région, cette consultation 2022 vous concerne tous !

Des sondages successifs depuis la création du Grand Est démontrent que vous êtes en moyenne à 65% hostiles à la fusion de votre Alsace dans ce grand territoire sans âme, et que vous vous êtes systématiquement prononcés pour la sortie de ce Grand Est qui nous détourne inévitablement de l’espace rhénan qui a fait ce que nous sommes…

De nombreuses voix alsaciennes se sont élevées en effet contre cette réforme territoriale, avec interpellation du gouvernement sur cette injustice historique. A l’époque, en 2014, Philippe Richert et Jean Rottner étaient ‘vent debout’ contre cette réforme, obtenant la signature de 53 007 d’entre nous pour aller plaider notre cause auprès du gouvernement, lui demandant de modifier la nouvelle carte des régions, en gardant l’Alsace intacte. Mais le gouvernement Hollande est resté insensible aux souhaits des Alsaciens, et la réforme est passée, éliminant l’Alsace de la carte politique du pays.

Depuis 2016, sans tenir compte de votre avis, l’Etat a donc supprimé la Région Alsace et a donné à une grande région qui va des portes de Paris jusqu’aux rives du Rhin la charge de veiller sur notre avenir. Ce projet est une aberration, un non-sens, et comme toujours dans pareil cas, les politiques préfèrent laisser faire plutôt que de faire marche arrière, même quand en aparté ils reconnaissent que c’est une erreur.

Cette ‘erreur’ a déjà détruit bon nombre d’institutions alsaciennes pour en éloigner les centres décisionnels vers la Lorraine ou la Champagne, et de plus, alors que tout ce projet de ‘grandes régions’ devait faire réaliser des économies d’échelle, les budgets de fonctionnement ont littéralement explosé…

Résultat : c’est plus cher, moins efficace, et surtout, tout s’est éloigné du terrain !

Selon le législateur la réforme territoriale devait permettre une rationalisation des décisions, une réduction des effectifs et une meilleure gestion des budgets de fonctionnement. Il est aujourd’hui démontré, après 6 années, que ces objectifs ne sont pas atteints, et ne le seront sans doute pas…

Mais, reconnaissant le « désir d’Alsace » des Alsaciens, l’Etat a fait une première concession avec la création en janvier 2021 de la Collectivité européenne d’Alsace, fruit de la fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, qui est un ‘super-département’ très loin des compétences d’une « région ».

Aujourd’hui une étape nouvelle vous est proposée par la Collectivité Européenne d’Alsace, vous êtes donc consultés avec cette question très simple : 

« L’Alsace doit-elle sortir du Grand Est pour redevenir une Région à part entière ? »

C’est une occasion historique que vous avez de dire haut et fort si vous voulez sortir du Grand Est ou y rester…. C’est l’heure du choix.

Avec les associations alsaciennes telles le CPA (Club Perspectives Alsaciennes), l’ICA (Initiative Citoyenne Alsacienne), le MPA (Mouvement pour l’Alsace), avec de nombreux élus, avec des milliers d’Alsaciens qui durant toutes ces dernières années ont milité pour cette sortie du Grand Est, nous vous invitons à prendre position en âme et conscience, et nous espérons que vous serez nombreux à prendre part à cette consultation afin qu’elle soit la plus représentative possible.

Vous avez jusqu’au 15 février 2022 pour y participer.

Si vous répondez par OUI, votre vote ne sera pas un simple ressenti sans réelle argumentation, votre OUI à cette sortie du Grand Est puisera toute sa légitimité dans une argumentation ancrée en vous, des arguments forts et convaincants que cette consultation vous aura permis d’exprimer.

Pour ma part, les arguments majeurs qui prêchent en faveur de ce retour à notre Région Alsace se situent dans les affirmations suivantes…

  • L‘Alsace c’est une culture qui puise ses sources dans une histoire vieille de 1500 an. Cette culture, ce mode de vie, ces traditions sont autant de besoins culturels et émotionnels qui doivent être au cœur des préoccupations de notre Conseil Régional, qui doit donc être ancré en Alsace, être composé d’élus alsaciens, et qui doit siéger en Alsace.
  • L’Alsace c’est une région bilingue depuis presque 400 ans. Depuis son rattachement à la France du temps de Louis XIV, ce bilinguisme est une richesse à perpétuer. C’est une chance pour l’Alsace, et seul un Conseil Général issu des urnes alsaciennes peut en être le garant.
  • L’Alsace c’est un ancrage rhénan, combiné à une ouverture à 360° qui a fait son dynamisme économique. C’est un territoire français où le transfrontalier avec la Suisse et l’Allemagne est une réalité de longue date et qui doit être davantage encouragé.
  • L‘Alsace c’est une région de traditions qui tient à un droit local et au concordat religieux que nos aïeux ont su maintenir il y a cent ans lorsque l’Alsace fut réunifiée à la France à la sortie de la Grande Guerre. Les Alsaciens tiennent à ces droits, et seule une Région Alsace sera à même de non seulement d’en garantir la pérennité, mais aussi de le faire évoluer.
  • L‘Alsace c’est un mélange de traditions et de modernité ouverte sur le monde, notamment sur le monde rhénan qui nous entoure, avec des secteurs à la pointe de la connaissance, notamment dans la recherche scientifique
  • L’Alsace est une région parfaite par sa taille, sa géographie, et son histoire, source de proximité territoriale. Les Alsaciens ont de tout temps su gérer leurs institutions locales qui touchent à l’éducation, au sport, à la santé, au tourisme, à l’économie, à l’aménagement du territoire, et font confiance à leurs élus de proximité pour gérer leur région.
  • L’Alsace c’est la beauté si caractéristique de ses paysages et de ses villages, une beauté qu’il faut préserver. Cette beauté est née de la tradition et de l’histoire ancestrale, mais de nos jours la tradition ne suffit plus, et une assemblée d’élus d’Alsace sera mieux à même de la protéger.
  • L’Alsace est une terre où la bonne gouvernance est une tradition, et à ce titre s’évertue de bien gérer le bien public, sans gâchis. Les Alsaciens ont conscience que le Grand Est n’a fait qu’ajouter une couche au millefeuille administratif, tout en s’éloignant du quotidien des citoyens. La sortie du Grand Est fera faire à la nouvelle région des économies substantielles tout en améliorant l’efficacité de l’action publique. Ce sera du « gagnant-gagnant ».
  • L’Alsace a toujours été une terre d’ouverture et de passage, loin de tout repli sur elle-même, et maître de son destin, elle continuera à créer des liens étroits, des collaborations, avec toutes les régions limitrophes, tant à l’ouest des Vosges qu’au-delà du Rhin.
  • Enfin, les Alsaciens ont fait savoir clairement qu’ils veulent se retrouver dans une région de la République, une région à part entière, leur région.  A plusieurs reprises ces dernières années, des cabinets parisiens réputés (IFOP et CSA) ont sondé le cœur des Alsaciens. Quatre fois de suite entre 2017 et 2021, les Alsaciens ont fait savoir dans une très large majorité qu’ils veulent qu’on leur rende l’Alsace et qu’ils veulent sortir du Grand Est.

Pour toutes ces raisons qui ne sont qu’un échantillonnage d’un argumentaire trop vaste pour être résumé sur deux pages, l’Alsace a un droit légitime de choisir son avenir, d’autant plus que les Alsaciens n’ont jamais demandé à perdre leur région. 

Tout ceci relève non seulement de l’intérêt de l’Alsace, mais aussi de l’intérêt de la France qui peut s’enorgueillir d’avoir un territoire si beau, si européen, si riche de culture et d’histoire, et si prometteur économiquement.

Jusqu’au 15 février 2022 la CeA vous invite à vous exprimer sur cette question de la sortie de l’Alsace du Grand Est. Nous espérons que vous serez nombreux à répondre à la question, afin que son Président Frédéric Bierry obtienne de vous un message clair qui l’autorisera à porter votre parole auprès du gouvernement, avec les conséquences que nous sommes nombreux à espérer.

L’Alsace, notre Région.

Nous le voulons !   Nous le ferons !

S’Elsass, unseri Region.

Mer well’es !  Mer schàff’es !

Lien pour voter

Alain Ronc, Janvier 2022

Démocratie et légitimité : votons Elsass !

C’est parti ! Le président de la Collectivité européenne d’Alsace, Frédéric Bierry vient de lancer une grande consultation afin d’interroger les citoyens sur l’avenir institutionnel de l’Alsace. Après une campagne atone et un fort abstentionnisme lors des élections territoriales du printemps dernier, c’est l’occasion de dire avec force que seule la sortie de la Région Grand Est répondra aux revendications d’une très forte majorité de la population.

La procédure retenue est inédite. Même si la consultation n’a pas la valeur juridique d’un référendum, il s’agit d’un acte politique important qui ne pourra être ignoré  si les Alsaciennes et les Alsaciens se mobilisent en nombre. La participation sera ainsi déterminante pour la crédibilité  politique de cette initiative.

Fini de tergiverser ! Entre le statuquo et la liberté, l’alternative est claire, même si les conséquences sont encore floues. Si F. Bierry obtient le soutien espéré, il faudra définir rapidement un calendrier et une méthode pour imposer au président de la République et au gouvernement issus des urnes dans quelques mois de respecter la volonté des Alsaciens. Le CPA appelle avec force  toutes celles et ceux qui aiment l’Alsace à exprimer un « oui » franc et massif à la question posée, à savoir la sortie du Grand Est  pour refaire  de l’Alsace une région à part entière.

Votons et partageons : https://entre-vos-mains.alsace.eu

Pour un président élu pour la Collectivité européenne d’Alsace

Frédéric Bierry souhaite placer l’avenir de l’Alsace sur le « radar » des candidats à l’élection présidentielle du printemps prochain. En relançant le débat sur la sortie de la Collectivité européenne d’Alsace du Grand Est, il espère que l’un – au moins – des candidats à l’Elysée inscrira cette ambition à son programme, ainsi que sur le calendrier politique du gouvernement. Pour les régionalistes, il est hors de question d’attendre six ans (le mandat des conseillers régionaux et départementaux élus en juin dernier est de sept ans !) pour abroger la réforme territoriale de François Hollande…

L’indispensable résolution en faveur d’une collectivité à statut particulier

Pour avoir une chance de succès, la Collectivité européenne d’Alsace doit se doter d’une stratégie cohérente et crédible, avec le vote solennel dans les premières semaines de 2022 d’une résolution exigeant sa transformation en collectivité à statut particulier (CSP) hors du carcan « grandestien ». Lors du Tour d’Alsace annoncé par Frédéric Bierry, les Alsaciens doivent exprimer avec force leur volonté d’émancipation par rapport à la Région. Une enquête d’opinion pourrait valider selon une méthode scientifique les conclusions du dialogue que le Président de la Collectivité européenne d’Alsace veut nouer avec les citoyens. Toutefois, il faut aller plus loin qu’une simple offensive de communication vers les « prétendants au trône » républicains. En effet, il est illusoire de penser que le sort de l’Alsace sera au cœur de la campagne nationale. Par contre, la rénovation institutionnelle du pays, notamment la décentralisation, pourrait devenir un thème majeur pour répondre à la crise de représentativité démocratique dont l’abstentionnisme est le (pire) symptôme.

Un besoin d’alliés

Pour gagner sa liberté, l’Alsace a besoin d’alliés, et le large mécontentement des habitants de nombreuses anciennes régions rayées de la carte peut être un atout essentiel pour influencer le vote. Parce que tout changement relève de la compétence du Parlement, les députés devront aussi être sollicités à la faveur du scrutin législatif qui suivra la présidentielle.

Elire le Président de la Collectivité européenne d’Alsace au suffrage universel direct

Enfin, une idée nouvelle pourrait être lancée : pourquoi ne pas élire le Président de la Collectivité européenne d’Alsace au suffrage universel direct ? Un horizon s’impose pour doter l’Alsace de sa « Constitution » : 2025, 500ème anniversaire de la Guerre des Paysans (Bürekrieg), serait une belle date de rendez-vous avec l’Histoire pour l’Alsace que nous voulons. Il faut oser jeter la boule dans le jeu de quilles parisien…

Jacques Schleef, 10/10/2021
Après un DEA de sciences humaines, Jacques Schleef a été officier de police. Il a notamment servi près d’une dizaine d’années en Allemagne (comme officier de liaison du ministère de l’intérieur français), au Conseil de l’Europe (au sein de la direction des Affaires Juridiques) et en République de Macédoine (au profit de l’Union Européenne). Il est aussi le fondateur (et directeur de 1996 à 2015) du festival de musique et de chansons Summerlied, ainsi que le secrétaire général du Club Perspectives Alsaciennes.