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L’avenir institutionnel de l’Alsace : Meeting du 2 septembre 2017

ica-logoNos amis de l’Initiative Citoyenne Alsacienne organisent un meeting sur l’avenir de l’Alsace, avec la présence de nombreux intervenants et députés.

Cette journée permettra de faire le point sur les initiatives à venir des élus pour retrouver notre région Alsace, et de débattre des moyens à mettre en ouvre pour faire avancer le dossier alsacien.

Nous vous invitons à venir nombreux ! Indiquez-nous votre participation via notre formulaire de contact.


Lieu : Complexe Sainte-Barbe, rue sainte-Barbe à Sélestat

Horaire : de 9 heures à 17 heures 30

Programme

Introduction : Pierre Klein, président de l’ICA

Intervenants (classé par ordre alphabétique, l’ordre d’intervention restant à définir) :

– Atzenhoffer Jean-Philippe, docteur en sciences économiques : Pourquoi il faut retrouver une région Alsace

– Becht Olivier, député : Point de vue sur l’avenir institutionnel de l’Alsace

– Berg Jean-Pierre, ancien haut-fonctionnaire de l’UE : Région et médias régionaux

– Fabian Antoine, vice-président du CA du RLAM : La défense du régime local d’assurance maladie d’Alsace-Moselle

– Fuchs Bruno, député : Point de vue sur l’avenir institutionnel de l’Alsace

– Furst Laurent, député : Point de vue sur l’avenir institutionnel de l’Alsace

– Hertzog Robert, professeur émérite de droit public : Nouvelles gouvernances territoriales: de la métropole urbaine à la région métropolitaine 

– Hoeffel Daniel, vice-président du Sénat honoraire : Quel avenir institutionnel pour l’Alsace

– Klotz Olivier, président du Medef Alsace : Grand Est et corps intermédiaires, le point de vue du Medef Alsace

– Kretz Pierre, écrivain : Point de vue d’un républicain de gauche.

– Schellenberger Raphaël, député : Point de vue sur l’avenir institutionnel de l’Alsace

– Sorg Jean-Paul, philosophe : La cohésion de l’Alsace, substance et forme

– Spiegel Jo, maire de Kingersheim : Organisation des pouvoirs locaux et qualité démocratique

– Straumann Eric, député : Point de vue sur l’avenir institutionnel de l’Alsace

– Trouillet Jean-Georges : Que veulent les Alsaciens ? Analyse du sondage CSA d’avril 2017

– Weiss François, docteur en linguistique : Point de vue d’un linguiste et d’un didacticien des langues

– Winstein Ernest, chroniqueur : Nation et pouvoir régional

– Woehrling Jean-Marie, président de culture et bilinguisme : Pertinence de l’Alsace comme référence politique, économique et sociale

En raison du grand nombre d’intervenants, chaque intervention sera suivie d’un cours débat, une ou deux questions à l’intervenant. Un débat général aura lieu en fin de journée avec discussion sur la suite des événements et sur l’engagement de toutes et de tous pour faire avancer ce dossier.

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Ne pas tomber dans le piège de Philippe Richert !

grandest mania2Lors de l’inauguration de la Foire aux Vins de Colmar jeudi 27 juillet, Philippe Richert a déclaré :  » je souhaite que l’Alsace retrouve sa place  ». Selon les DNA, il juge nécessaire de répondre aux interrogations légitimes des Alsaciens :  » On ne doit pas seulement entendre le souhait de l’Alsace, il faut aussi y répondre  ».

Très bien. Celui qui s’échine depuis près de 2 ans à fusionner au forceps tout ce qui était alsacien pour le fondre dans le Grand Est aurait-il – une nouvelle fois – changé d’avis ? Car répondre au souhait des Alsaciens, c’est retrouver une région Alsace à part entière, en dehors du Grand Est. Le sondage CSA d’avril 2017 montre que c’est effectivement le souhait de 84% des Alsaciens.

Sauf que Philippe Richert ne propose absolument pas de recréer une région Alsace. Son idée :

  1. créer un Département Alsace à l’intérieur du Grand Est.
  2. sortir l’Eurométropole de Strasbourg de ce département.

Il s’agit en réalité d’un piège, visant à conserver l’hégémonie du Grand Est en marginalisant encore un peu plus l’Alsace, déjà bien malmenée par les politiques iniques du Grand Est.

Créer un Département Alsace soumis au Grand Est ne permet pas de mener le développement dont l’Alsace a besoin. Ses moyens financiers et ses compétences ont été amoindries par la loi NOTRe en 2015. Ce que nous propose Richert, c’est simplement une coquille vide. Néanmoins, fusionner les deux Départements Alsaciens est nécessaire ; car cette fusion constitue la première étape de la sortie du Grand Est. Frédéric Bierry et Eric Straumann pourront consolider cette démarche par une consultation des Alsaciens.

Quant à retirer l’Eurométropole de Strasbourg du Département alsacien, il s’agit évidemment d’une manœuvre pour diviser l’Alsace, pour lui permettre de garder la main sur le Grand Est. Mais au-delà de l’aspect politique, il s’agit en plus d’une grave erreur économique. Contrairement aux autres métropoles françaises, Strasbourg a la particularité d’être entourée de pôles dynamiques dans toute l’Alsace, sur lesquels s’appuie son développement. Cette position particulière est développée dans l’ouvrage le développement métropolitain de Strasbourg par les universitaires de l’Association de Prospective Rhénane (2013). Le schéma de développement doit s’inscrire dans une logique  » Strasbourg avec l’Alsace, l’Alsace avec Strasbourg  ». La séparation institutionnelle de Strasbourg et de l’Alsace proposée par Robert Hermann et Philippe Richert est donc une ineptie.

Par conséquent, contrairement à ce qu’il affirme, Philippe Richert ne cherche pas à répondre aux attentes des Alsaciens. Il cherche à diviser et à affaiblir l’Alsace, afin de sauvegarder la région qu’il aime tant, le Grand Est.

Pourquoi il faut revenir à la région Alsace

Pierre Peter Meyer, ancien directeur des relations internationales au Conseil Régional d’Alsace. 4 juillet 2017.

photomeyerTout ce qui touche à l’Alsace est international par essence, tant au plan historique que géographique et culturel. Ceci est particulièrement évident au niveau du Rhin Supérieur (Suisse du NW, Pays de Bade, Palatinat du Sud, et… L’Alsace).

En prenant en compte l’environnement, les transports et communications, la formation et la culture et les questions de développement en général doivent s’inscrire dans l’espace naturel situé entre les Vosges, la Forêt Noire et le Jura, espace coupé par 4 frontières (française, allemande, suisse et européenne). Il est vital pour les autorités nationales françaises de donner aux territoires frontaliers des compétences et des moyens, afin d’assurer un développement optimal. On peut notamment penser aux trois domaines suivants :

  1. Le bassin du Rhin supérieur : le fleuve représente un fournisseur considérable d’énergie hydraulique « propre », il offre un potentiel en eau indispensable tant à l’urbanisation qu’au développement agricole. Ceci est également valable pour la nappe phréatique rhénane pour sa masse et pour la qualité de l’eau.
  2. Les transports et communications : le problème N°1 semble être l’énorme trafic de poids lourds qui passe par l’Alsace, essentiellement parce que l’autoroute A5 au Pays de Bade est à péage, tandis que l’A35 est gratuite en Alsace. Les véhicules qui l’utilisent tous les jours passent des heures dans les embouteillages (temps perdu, pollution importante).
  3. La culture et la formation : il faut donner à notre territoire et aux habitants les formations en langue allemande et dans un cadre s’inspirant des formations duales, qui reposent tant sur les formations théoriques que pratiques en entreprise. Il faut savoir que l’apprentissage est très performant chez les voisins, il n’est pas considéré, comme trop souvent dans notre pays, comme une voie de qualité pas très satisfaisante.

Il est essentiel aujourd’hui de donner aux collectivités françaises, des compétences qui leur permettent d’agir en direct avec les collectivités étrangères voisines s’inscrivant dans un système fédéral (Suisse et Allemagne).

Le gouvernement français doit comprendre une fois pour toute que l’Europe a apporté à des territoires marqués par les violences meurtrières des conflits qui se sont succédés depuis des siècles, et pour la première fois plus de 70 ans de paix. Cette entente franco-allemande doit être mise à profit par une coopération renforcée.

Le Conseil régional d’Alsace, présidé en 2008 par M. Adrien ZELLER avait organisé le 11 janvier 2008 un Congrès tripartite dont l’objectif premier était la mise en place d’un GECT (Groupement européen de coopération territoriale) qui aurait pris en charge la gestion et les opérations de développement. Ceci en lien avec les autorités nationales et communautaires puisque, de plus, l’espace Rhin supérieur bénéficiait et bénéficie toujours du Programme INTERREG dont l’objectif est de cofinancer les projets de coopération transfrontalière. La disparition du Président ZELLER en 2009 et les changements politiques à Stuttgart ont malheureusement bloqué le processus. Il est temps de le réactiver.

Pour cela, la France a intérêt à revoir totalement la répartition des compétences, notamment pour tout ce qui est lié aux régions qui sont au contact direct avec de pays dont le développement est favorable. L’Alsace a besoin de compétences et de moyens nouveaux, ceci dans l’intérêt général de la France.

Seule la Région ALSACE est en mesure de prendre cette mission en charge. Il est nécessaire de sortir du Grand Est, pour créer une nouvelle collectivité territoriale associant les fonctions départementales et régionales. Une nouvelle réforme territoriale aurait le soutien de la population, car ainsi notre territoire jouerait pleinement le rôle de tête de pont de la France en direction de l’Europe médiane.

Non ! Ce n’est pas encore perdu !

Oui, l’Alsace est encore possible ! C’est ce que nous montrons dans ce journal gratuit de 12 pages. Imprimé et diffusé à plus de 150 000 exemplaires, il sera prochainement distribué dans de nombreuses villes et villages d’Alsace. Mais vous pouvez d’ores et déjà le consulter en ligne en cliquant sur l’image.

Bonne lecture !

Une du journal

Consultez le journal, et partagez-le  !

L’Alsace que nous voulons !

Le Club Perspectives Alsaciennes, cercle de réflexion réunissant des femmes et des hommes d’horizons politiques divers, revendique la sortie de l’Alsace du Grand Est, afin que soit respectée la volonté de la majorité des habitants de l’Alsace qui n’ont jamais été consultés à propos de cette fusion technocratique. Mais le retour à l’Alsace d’avant n’a pas de sens si elle ne jouit pas d’avantage de pouvoirs, de compétences, aussi bien au niveau de la région que de ses composantes, les territoires locaux.

C’est la raison pour laquelle le CPA a entrepris une ébauche sur la gouvernance et l’architecture institutionnelle d’une nouvelle Alsace sous la forme de ce manifeste qu’il vous invite à lire, en souhaitant également que vous réagissiez à ce document en n’hésitant pas à y apporter vos contributions, car rien ne doit être figé dans l’expérimentation que nous voulons partager avec les Alsaciennes et les Alsaciens.

Téléchargez notre projet pour l’Alsace (pdf)

Un référendum pour l’avenir de l’Alsace

Tribune de Jacques Schleef, fondateur et secrétaire du CPA. Publiée le 9/10/2016 dans les DNA.jacques

Finalement, la revendication d’un référendum portant sur l’avenir de l’Alsace après la réforme territoriale qui a imposé son « incorporation » dans le Grand Est semble progresser dans les esprits, car chacun constate que, faute de débat démocratique réel, la colère n’est pas retombée et qu’au contraire, les protestations politiques et sociales se renforcent dans la population, au fur et à mesure qu’elle prend conscience des conséquences de la fusion.

A vrai dire, même les partisans de l’ACAL y voient leur intérêt, puisqu’ils pourraient ainsi faire « valider » de manière incontestable l’existence de la « Trop Grande Région » ; de leur côté, les régionalistes sont persuadés de pouvoir corriger l’échec du vote de 2013, largement imputable aux querelles intestines de la Majorité Alsacienne (conduite par Philippe Richert) de l’époque. C’est donc une « sortie par le haut » qui se profile et pourrait donner lieu à un scrutin dès l’automne 2017 (date idéale pour mettre un terme aux incertitudes actuelles).

Pour être vraiment démocratique, le référendum doit porter sur une question claire et intelligible par tous, avec des conséquences sans ambiguïté. Il convient également de fixer la composition du corps électoral et les règles de validité du résultat. Voici les propositions qui pourraient répondre à ces interrogations :

  • les citoyens régulièrement inscrits sur les listes électorales des communes du Haut- et du Bas-Rhin sont seuls appelés aux urnes (et non les habitants des autres départements du Grand Est),
  • la participation exigée est de 50% ; pour ce décompte, l’ensemble du territoire est pris en compte (pas de « taux départemental »),
  • en cas de vote « non », les deux départements continuent à faire partie de l’ACAL.

Ni référendum d’indépendance de type écossais, ni Brexit aux conséquences floues, ce référendum serait un signe de maturité civique pour notre Landel et permettrait de faire « tomber les masques ».

Reste à formuler la question, qui pourrait être : « approuvez-vous la création d’une nouvelle région Alsace organisée selon les principes du texte en annexe ? »

En effet, il ne suffit pas de souhaiter le retour à la situation d’avant le 1er janvier 2016, car la « vieille » région avait très largement échoué ; après le refus du « faux projet » de 2013, il convient aussi d’élaborer une architecture institutionnelle attrayante, moderne et efficace, pour mettre l’Alsace « en lice » dans l’espace rhénan. C’est ce travail « constitutionnel » qui doit mobiliser les énergies : pour être crédibles dans la revendication référendaire, les Alsaciens doivent se montrer unis!

C’est le moment de décréter l’amnistie pour les querelles et les rancoeurs du passé, si nous voulons réussir à offrir un horizon alsacien et européen aux futures générations.