Auteur : jpatzenhoffer

Compte rendu du débat « Quelles régions, pour quelle Europe ? »

Pour ceux qui n’ont pas pu assister au débat que nous avons organisé le 9 novembre au FEC avec les députés Sandra Regol, Laurent Jacobelli et Raphaël Schellenberger, voici le compte-rendu publié sur le média en ligne Alsace News.

Nous en retiendrons que l’autonomie régionale n’est plus un tabou, puisque le terme autonomie a été utilisé et revendiqué. Mais il reste encore à le traduire réellement dans le projet de « Région européenne Alsace ».

Le succès de l’évènement, qui a permis d’ouvrir les réflexions sur l’avenir de l’Alsace à un nouveau public, nous encourage à en refaire d’autres (y compris avec des courants politiques qui n’étaient pas représentés cette fois-ci).

L’Alsace en musiques : le livre de Summerlied

Un nouveau livre à ne pas manquer ! Jacques Schleef et Albert Weber, secrétaire général et membre de notre association, cosignent l’ouvrage Summerlied, L’Alsace en musiques. Les Dernières Nouvelles d’Alsace consacrent un magnifique article sur ce récit de 25 ans de festival engagé pour l’identité de la musique alsacienne.

Parce que la renaissance de l’Alsace passe aussi par un sursaut culturel et l’affirmation de son identité, il était indispensable que l’engagement du festival créé et dirigé par Jacques Schleef soit publié et diffusé au plus grand nombre. C’est désormais chose faite avec la publication de cet ouvrage, qui est une formidable source d’inspiration pour tous ceux qui auront le coeur à défendre l’Alsace à l’avenir. Puisse sa portée dépasser le cadre culturel pour embrasser l’ensemble de la vie sociale, car quel que soit le domaine, l’âme alsacienne doit pouvoir magnifier ses talents.

Sortie le jeudi 2 novembre 2023, avec une présentation dans le cadre des Bibliothèques Idéales.

« Quelles régions, pour quelle Europe ? » Débat Laurent Jacobelli, Sandra Régol, Raphaël Schellenberger

Le Club Perspectives Alsaciennes (CPA) et l’Association de Prospective Rhénane (APR) organisent un débat à quelques mois des élections au Parlement européen. Les personnages politiques conviés nous exposeront leur vision de l’Europe, et en particulier de la place que des régions comme l’Alsace et sa capitale Strasbourg doivent occuper.

L’évènement animé par le journaliste Eric Vial aura lieu le jeudi 9 novembre (18h-20h) au FEC Strasbourg. L’entrée est libre, donc n’hésitez pas à partager cette invitation. Au plaisir de vous y voir nombreux !

A comme Autonomie, A comme Audace, A comme… Alsace ?

Depuis plusieurs mois, le mot « autonomie » fait partie du vocabulaire politique lorsque on parle de l’avenir de la Corse à Paris. C’est (malheureusement) la mort d’Yvan Colonna qui a enclenché le processus de réforme statutaire dont Emmanuel Macron vient de fixer l’ambition et le calendrier. Désormais, l’autonomie «dans la République» n’est plus un tabou et – logiquement – l’autonomisme n’est plus une insulte ! Inscrire la Corse dans la Constitution est une manière habile de confirmer son appartenance à la France.

Que signifie ce débat pour l’Alsace? A première vue, rien, puisque le président de la République a prononcé un discours « sur mesure » sans évoquer le chantier de la décentralisation pour l’ensemble du pays. Pourtant, les règles sont peut-être en train de changer et l’Alsace risque de se retrouver « hors-jeu ». Lors du congrès de Régions de France (Saint-Malo), plusieurs présidents de Région ont exprimé des revendications « autonomistes »: c’est notamment le cas pour la Bretagne, mais aussi pour la puissante Occitanie.

Et l’Alsace ? Elle n’est pas une Région et pourrait être oubliée dans la redistribution des cartes en cours. Si l’État acceptait de transférer aux Régions de nouvelles compétences, le Grand Est renforcerait encore son emprise sur la Collectivité européenne d’Alsace. Il est donc urgent d’agir pour obtenir dans la foulée le démantèlement de la RGE et la création d’une Région européenne d’Alsace, qui pourra bénéficier (comme ses voisines) des avancées démocratiques envisagées par Emmanuel Macron.

Le rendez-vous est fixé : début décembre, la Collectivité européenne d’Alsace devra adopter une résolution affirmant sa volonté d’émancipation de la RGE et précisant le cadre institutionnel que réclame la majorité des Alsaciens.

Contact : jacques.schleef@gmail.com

« Je suis favorable à une Région Alsace », Benjamin Morel

Nous avons invité Benjamin Morel, Maître de conférences à l’université Paris 2 Panthéon-Assas, à débattre avec Jean-Philippe Atzenhoffer le 28 juin à la librairie Kléber de Strasbourg. Outre les comptes-rendus publiés dans la presse, DNA et L’Alsace, Ami Hebdo, voici les trois points essentiels que nous en retenons :

  • Sur la fusion des régions. Benjamin Morel qualifie la fusion des régions de « bêtise », et déclare soutenir le retour de la Région Alsace. Il est favorable à plus de décentralisation, dénonçant le caractère « féodal » des institutions en France. La décentralisation implique selon lui de laisser une liberté complète à l’échelle locale pour gérer les compétences en question, car sinon à quoi bon décentraliser si c’est pour conserver une tutelle qui vient d’en haut. Il est en parfait accord avec Jean-Philippe Atzenhoffer sur ces réflexions.
  • Concernant le séparatisme. Les deux auteurs ont une vision différente des mouvements régionalistes en France. Benjamin Morel y voit une menace car ils ont tendance à inventer des récits régionaux qui entrent en contradiction avec le cadre national, prônant en cela une séparation avec la République Française (ce qui constitue la principale thèse de son livre). Pour Jean-Philippe Atzenhoffer, la revendication de séparatisme est très minoritaire – du moins en Alsace – et la principale menace vient plutôt de la création d’identités régionales artificielles, comme tente de l’imposer la Région Grand Est.
  • Sur la différenciation des collectivité territoriales en France. Benjamin Morel y est opposé en raison du risque de surenchère entre collectivités pour obtenir toujours plus de compétences, entrainant un risque de dislocation du pays. S’il est favorable à la Région Alsace, il ne souhaite pas qu’elle ait un statut différent des autres régions. Dans l’idéal, il faudrait donc une réforme territoriale qui ne concerne pas que l’Alsace mais l’ensemble des régions de France. Pour Jean-Philippe Atzenhoffer, en l’absence de volonté politique de réformer en profondeur au niveau national, le statut particulier permettrait de réaliser une collectivité unique en Alsace, quitte à généraliser ce statut aux autres régions par la suite. Cela permettrait aussi d’avoir des compétences sur mesure dans l’optique des spécificité rhénanes de l’Alsace.

Au final, les points de vue de Benjamin Morel et Jean-Philippe Atzenhoffer ne sont pas aussi éloignés que nous le pensions. Leurs divergences portent surtout sur la méthode plus que sur le fond, car ils s’accordent sur la nécessité de revoir la décentralisation sur la base d’entité historiques et culturelles, dans laquelle l’Alsace tiendrait toute sa place.

Pour approfondir vos réflexions, les deux livres sont disponibles à la librairie Kléber :

Pour finir, nous remercions aussi Jacques Fortier d’avoir assuré l’animation du débat. Vous pouvez aussi retrouver son dernier roman à la librairie : Le Maître des horloges, Le Verger Editeur, 2023.

Débat : « Régionalisme, atout ou danger ? »

Le CPA vous invite à venir au débat entre Jean-Philippe Atzenhoffer et Benjamin Morel, deux universitaire ayant des visions divergentes face aux revendications régionales.

Le premier est l’autre du livre « Le Grand Est, une aberration économique », dans lequel il propose de renouer avec des régions historiques plus autonomes. Benjamin Morel (« La France en miettes ») est un chroniqueur bien connu des chaines d’information ; il voit dans le régionalisme un danger qui menace de faire disloquer l’unité du pays.

L’évènement est en partie organisé et financé par notre association, dont le but est de faire vivre le débat sur l’avenir de nos régions. Il aura lieu le mercredi 28 juin 2023 à 17h à la librairie Kléber de Strasbourg.

Le VAR au secours !

Il a fallu recourir  au VAR (vidéo assistant referee) pour analyser les conclusions de la réunion qui s’est tenue à Paris le 16 juin sous la présidence de Mme Amélie Oudérat-Castérat, ministre des sports.  Alors que la création de la ligue d’Alsace de football  (LAFA) indépendante du Grand Est – réclamée par le district d’Alsace avec le soutien quasi-unanime des clubs – aurait dû être actée ce jour-là, le Ministère veut jouer les prolongations.

 Pour satisfaire la volonté émancipatrice du football amateur alsacien, il énonce un parcours «démocratique»  de  trois votes (district, ligue de Grand Est, FFF). Dans ce cadre, si la LGEF devra bien se prononcer sur la seule  «matérialité» des effets de  la séparation  après la fusion imposée en 2016, son vote conformément aux statuts de la FFF,  ne pourra mettre en cause la création de la nouvelle LAFA.   Quand on sait les «pressions» exercées par les «instances régionales» au regard d’un passé «troublant»,  on ne peut qu’être rassuré de cette heureuse disposition statutaire.

Après la «pause des citrons», l’équipe d’Alsace fait dès lors pleinement confiance à la probité du président Philippe Diallo, nouvellement élu à la tête de la FFF. Elle s’appuie également  sur les qualités du  valeureux et pugnace capitaine Michel Aucourt (président du district d’Alsace) pour  marquer le but salvateur par une élégante «Panenka»…

Hic et nunc

Quand le Ciel est vide, que la Nature se tait et que l’Histoire s’éloigne, que pouvons-nous faire ? Les Alsaciens n’ont ni père, ni maître, ni chef, ni juge à qui présenter leurs suppliques et demander réparation pour le mal qui leur est fait. L’heure est à l’action, s’il se trouve (encore) des femmes et des hommes prêts à s’engager avec sincérité et conviction pour l’Alsace.

L’élection de Franck Leroy à la présidence de la soi-disant Région Grand Est est un triple échec :

  • les propos du successeur de Jean Rottner concernant la revendication d’une sortie de l’Alsace de la RGE, parlant de régression et de dérive identitaire, montrent que le maire d’Epernay n’a rien compris, mais surtout que les régionalistes n’ont pas su expliquer leur projet
  • l’attitude des conseillers régionaux élus en Alsace (on ne peut pas dire « alsaciens » !) qui ont voté pour lui ou se sont réfugiés dans l’abstention prouve leur couardise et leur goût masochiste pour la soumission
  • à l’évidence, la Collectivité européenne d’Alsace, et tout particulièrement son président Frédéric Bierry, n’ont pas réussi à bâtir au cours des deux dernières années un rapport de force qui leur aurait permis d’imposer à la RGE l’agenda et le calendrier de son démantèlement.

Avec 96 voix sur 169, F. Leroy a « fait le plein » et, sauf décision contraire de l’Elysée, n’a aucune inquiétude à se faire pour la RGE et son poste.

En 2028, l’Alsace risque d’être une simple expression géographique, un « territoire » administratif doté de quelques compétences factices et d’oripeaux folkloriques. Pour les Alsaciens qui refusent cette « liquidation » politique et culturelle, le combat sera rude :

  • une prise de conscience des enjeux démocratiques est indispensable parmi toutes les générations, qu’il s’agisse d’Alsaciens « de terroir » ou « de cœur »
  • la pression sur les représentants (y compris économiques et sociaux) de l’Alsace, indépendamment de leur affiliation partisane, doit s’accroitre, notamment sur les parlementaires (puisque seule une loi peut défaire la RGE)
  • la Collectivité européenne d’Alsace doit adopter sans attendre une Résolution exigeant un statut particulier hors de la RGE, entrant en vigueur au 1er janvier 2025.

Face aux trahisons et aux menaces, les Alsaciens ont des arguments et des moyens qu’il ne suffit pas d’agiter mais qui doivent être mis en œuvre sans honte ni complexe.

Trop d’insinuations, de chantages et de compromissions ont gravement porté atteinte à l’ambition d’une Alsace nouvelle, fière de sa spécificité et ancrée dans l’Europe rhénane. Il faut se libérer du « charlatanisme »  pour saisir la chance qui s’offre à nous avec l’annonce d’une loi de décentralisation différenciée en 2024. Disons simplement à Emmanuel Macron : ici et maintenant !

Alsaciens, saisissons l’occasion de reprendre notre destin en main !

Tribune d’Alain Ronc. Aujourd’hui conseiller en stratégie commerciale, Alain Ronc a consacré sa vie professionnelle au développement international de grandes marques dans le domaine du sport, de la chaussure, de l’habillement. Ces marques, avec des noms comme Adidas, Arena, Le Coq Sportif, Hom, Mephisto, Patagonia, l’envoyèrent aux quatre coins du monde, notamment aux USA et en Afrique où il vécu de nombreuses années. Ayant grandi dans un village du Kochersberg, cette vie internationale ne lui fit jamais oublier son Alsace à laquelle il est resté tant attaché.

Que vous soyez des Alsaciens de souche ou de cœur, que vous habitiez en Alsace ou ailleurs, mais toujours avec une attache forte avec votre région, cette consultation 2022 vous concerne tous !

Des sondages successifs depuis la création du Grand Est démontrent que vous êtes en moyenne à 65% hostiles à la fusion de votre Alsace dans ce grand territoire sans âme, et que vous vous êtes systématiquement prononcés pour la sortie de ce Grand Est qui nous détourne inévitablement de l’espace rhénan qui a fait ce que nous sommes…

De nombreuses voix alsaciennes se sont élevées en effet contre cette réforme territoriale, avec interpellation du gouvernement sur cette injustice historique. A l’époque, en 2014, Philippe Richert et Jean Rottner étaient ‘vent debout’ contre cette réforme, obtenant la signature de 53 007 d’entre nous pour aller plaider notre cause auprès du gouvernement, lui demandant de modifier la nouvelle carte des régions, en gardant l’Alsace intacte. Mais le gouvernement Hollande est resté insensible aux souhaits des Alsaciens, et la réforme est passée, éliminant l’Alsace de la carte politique du pays.

Depuis 2016, sans tenir compte de votre avis, l’Etat a donc supprimé la Région Alsace et a donné à une grande région qui va des portes de Paris jusqu’aux rives du Rhin la charge de veiller sur notre avenir. Ce projet est une aberration, un non-sens, et comme toujours dans pareil cas, les politiques préfèrent laisser faire plutôt que de faire marche arrière, même quand en aparté ils reconnaissent que c’est une erreur.

Cette ‘erreur’ a déjà détruit bon nombre d’institutions alsaciennes pour en éloigner les centres décisionnels vers la Lorraine ou la Champagne, et de plus, alors que tout ce projet de ‘grandes régions’ devait faire réaliser des économies d’échelle, les budgets de fonctionnement ont littéralement explosé…

Résultat : c’est plus cher, moins efficace, et surtout, tout s’est éloigné du terrain !

Selon le législateur la réforme territoriale devait permettre une rationalisation des décisions, une réduction des effectifs et une meilleure gestion des budgets de fonctionnement. Il est aujourd’hui démontré, après 6 années, que ces objectifs ne sont pas atteints, et ne le seront sans doute pas…

Mais, reconnaissant le « désir d’Alsace » des Alsaciens, l’Etat a fait une première concession avec la création en janvier 2021 de la Collectivité européenne d’Alsace, fruit de la fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, qui est un ‘super-département’ très loin des compétences d’une « région ».

Aujourd’hui une étape nouvelle vous est proposée par la Collectivité Européenne d’Alsace, vous êtes donc consultés avec cette question très simple : 

« L’Alsace doit-elle sortir du Grand Est pour redevenir une Région à part entière ? »

C’est une occasion historique que vous avez de dire haut et fort si vous voulez sortir du Grand Est ou y rester…. C’est l’heure du choix.

Avec les associations alsaciennes telles le CPA (Club Perspectives Alsaciennes), l’ICA (Initiative Citoyenne Alsacienne), le MPA (Mouvement pour l’Alsace), avec de nombreux élus, avec des milliers d’Alsaciens qui durant toutes ces dernières années ont milité pour cette sortie du Grand Est, nous vous invitons à prendre position en âme et conscience, et nous espérons que vous serez nombreux à prendre part à cette consultation afin qu’elle soit la plus représentative possible.

Vous avez jusqu’au 15 février 2022 pour y participer.

Si vous répondez par OUI, votre vote ne sera pas un simple ressenti sans réelle argumentation, votre OUI à cette sortie du Grand Est puisera toute sa légitimité dans une argumentation ancrée en vous, des arguments forts et convaincants que cette consultation vous aura permis d’exprimer.

Pour ma part, les arguments majeurs qui prêchent en faveur de ce retour à notre Région Alsace se situent dans les affirmations suivantes…

  • L‘Alsace c’est une culture qui puise ses sources dans une histoire vieille de 1500 an. Cette culture, ce mode de vie, ces traditions sont autant de besoins culturels et émotionnels qui doivent être au cœur des préoccupations de notre Conseil Régional, qui doit donc être ancré en Alsace, être composé d’élus alsaciens, et qui doit siéger en Alsace.
  • L’Alsace c’est une région bilingue depuis presque 400 ans. Depuis son rattachement à la France du temps de Louis XIV, ce bilinguisme est une richesse à perpétuer. C’est une chance pour l’Alsace, et seul un Conseil Général issu des urnes alsaciennes peut en être le garant.
  • L’Alsace c’est un ancrage rhénan, combiné à une ouverture à 360° qui a fait son dynamisme économique. C’est un territoire français où le transfrontalier avec la Suisse et l’Allemagne est une réalité de longue date et qui doit être davantage encouragé.
  • L‘Alsace c’est une région de traditions qui tient à un droit local et au concordat religieux que nos aïeux ont su maintenir il y a cent ans lorsque l’Alsace fut réunifiée à la France à la sortie de la Grande Guerre. Les Alsaciens tiennent à ces droits, et seule une Région Alsace sera à même de non seulement d’en garantir la pérennité, mais aussi de le faire évoluer.
  • L‘Alsace c’est un mélange de traditions et de modernité ouverte sur le monde, notamment sur le monde rhénan qui nous entoure, avec des secteurs à la pointe de la connaissance, notamment dans la recherche scientifique
  • L’Alsace est une région parfaite par sa taille, sa géographie, et son histoire, source de proximité territoriale. Les Alsaciens ont de tout temps su gérer leurs institutions locales qui touchent à l’éducation, au sport, à la santé, au tourisme, à l’économie, à l’aménagement du territoire, et font confiance à leurs élus de proximité pour gérer leur région.
  • L’Alsace c’est la beauté si caractéristique de ses paysages et de ses villages, une beauté qu’il faut préserver. Cette beauté est née de la tradition et de l’histoire ancestrale, mais de nos jours la tradition ne suffit plus, et une assemblée d’élus d’Alsace sera mieux à même de la protéger.
  • L’Alsace est une terre où la bonne gouvernance est une tradition, et à ce titre s’évertue de bien gérer le bien public, sans gâchis. Les Alsaciens ont conscience que le Grand Est n’a fait qu’ajouter une couche au millefeuille administratif, tout en s’éloignant du quotidien des citoyens. La sortie du Grand Est fera faire à la nouvelle région des économies substantielles tout en améliorant l’efficacité de l’action publique. Ce sera du « gagnant-gagnant ».
  • L’Alsace a toujours été une terre d’ouverture et de passage, loin de tout repli sur elle-même, et maître de son destin, elle continuera à créer des liens étroits, des collaborations, avec toutes les régions limitrophes, tant à l’ouest des Vosges qu’au-delà du Rhin.
  • Enfin, les Alsaciens ont fait savoir clairement qu’ils veulent se retrouver dans une région de la République, une région à part entière, leur région.  A plusieurs reprises ces dernières années, des cabinets parisiens réputés (IFOP et CSA) ont sondé le cœur des Alsaciens. Quatre fois de suite entre 2017 et 2021, les Alsaciens ont fait savoir dans une très large majorité qu’ils veulent qu’on leur rende l’Alsace et qu’ils veulent sortir du Grand Est.

Pour toutes ces raisons qui ne sont qu’un échantillonnage d’un argumentaire trop vaste pour être résumé sur deux pages, l’Alsace a un droit légitime de choisir son avenir, d’autant plus que les Alsaciens n’ont jamais demandé à perdre leur région. 

Tout ceci relève non seulement de l’intérêt de l’Alsace, mais aussi de l’intérêt de la France qui peut s’enorgueillir d’avoir un territoire si beau, si européen, si riche de culture et d’histoire, et si prometteur économiquement.

Jusqu’au 15 février 2022 la CeA vous invite à vous exprimer sur cette question de la sortie de l’Alsace du Grand Est. Nous espérons que vous serez nombreux à répondre à la question, afin que son Président Frédéric Bierry obtienne de vous un message clair qui l’autorisera à porter votre parole auprès du gouvernement, avec les conséquences que nous sommes nombreux à espérer.

L’Alsace, notre Région.

Nous le voulons !   Nous le ferons !

S’Elsass, unseri Region.

Mer well’es !  Mer schàff’es !

Lien pour voter

Alain Ronc, Janvier 2022

Démocratie et légitimité : votons Elsass !

C’est parti ! Le président de la Collectivité européenne d’Alsace, Frédéric Bierry vient de lancer une grande consultation afin d’interroger les citoyens sur l’avenir institutionnel de l’Alsace. Après une campagne atone et un fort abstentionnisme lors des élections territoriales du printemps dernier, c’est l’occasion de dire avec force que seule la sortie de la Région Grand Est répondra aux revendications d’une très forte majorité de la population.

La procédure retenue est inédite. Même si la consultation n’a pas la valeur juridique d’un référendum, il s’agit d’un acte politique important qui ne pourra être ignoré  si les Alsaciennes et les Alsaciens se mobilisent en nombre. La participation sera ainsi déterminante pour la crédibilité  politique de cette initiative.

Fini de tergiverser ! Entre le statuquo et la liberté, l’alternative est claire, même si les conséquences sont encore floues. Si F. Bierry obtient le soutien espéré, il faudra définir rapidement un calendrier et une méthode pour imposer au président de la République et au gouvernement issus des urnes dans quelques mois de respecter la volonté des Alsaciens. Le CPA appelle avec force  toutes celles et ceux qui aiment l’Alsace à exprimer un « oui » franc et massif à la question posée, à savoir la sortie du Grand Est  pour refaire  de l’Alsace une région à part entière.

Votons et partageons : https://entre-vos-mains.alsace.eu