Européennes : l’avenir de l’Alsace largement oublié dans le débat !

Le résultat des élections européennes en Alsace confirme « l’alignement » politique  des deux départements du Rhin sur la France « de l’Intérieur » Le temps de la défunte Majorité Alsacienne est révolu… Il reste quelques spécificités locales, avec un ancrage rural fort du RN et la bonne implantation de LREM dans les zones urbaines, mais ces particularités ne font pas un « particularisme ».  Quelles leçons peut-on tirer du scrutin ?

Territoire qui se veut « européen » par excellence (en attendant la future Collectivité européenne d’Alsace !), l’Alsace ne participe pas vraiment davantage au vote que le reste du pays ; il n’a donc pas eu de « référendum » pour le maintien du siège du Parlement à Strasbourg, ce qui aurait été un thème de campagne intéressant.

Le « légitimisme » traditionnel en faveur du pouvoir présidentiel a joué un certain rôle, notamment parmi les électeurs âgés et les catégories sociales les plus aisées ; les « gagnants » de la mondialisation se reconnaissent dans les choix de réforme d’Emmanuel Macron.

Alors que les LR enregistrent une « raclée » magistrale (avec un leader impopulaire comme L. Wauquiez), le RN « plafonne », faute de relais crédibles sur place ; ayant renoncé à la sortie de l’euro, le mouvement souverainiste conserve sa fonction tribunicienne de protestation et de « balai dégagiste ».

Les municipales se profilent à l’horizon : à Strasbourg, Alain Fontanel n’est pas encore élu, car LREM a besoin d’alliances face à d’autres ambitions. Dans le débat public, l’avenir de l’Alsace a été largement oublié, alors même que l’Europe (intégration transfrontalière, diversité culturelle, etc.) est le cadre  fondamental pour l‘avenir des jeunes générations.