Il a fallu recourir au VAR (vidéo assistant referee) pour analyser les conclusions de la réunion qui s’est tenue à Paris le 16 juin sous la présidence de Mme Amélie Oudérat-Castérat, ministre des sports. Alors que la création de la ligue d’Alsace de football (LAFA) indépendante du Grand Est – réclamée par le district d’Alsace avec le soutien quasi-unanime des clubs – aurait dû être actée ce jour-là, le Ministère veut jouer les prolongations.
Pour satisfaire la volonté émancipatrice du football amateur alsacien, il énonce un parcours «démocratique» de trois votes (district, ligue de Grand Est, FFF). Dans ce cadre, si la LGEF devra bien se prononcer sur la seule «matérialité» des effets de la séparation après la fusion imposée en 2016, son vote conformément aux statuts de la FFF, ne pourra mettre en cause la création de la nouvelle LAFA. Quand on sait les «pressions» exercées par les «instances régionales» au regard d’un passé «troublant», on ne peut qu’être rassuré de cette heureuse disposition statutaire.
Après la «pause des citrons», l’équipe d’Alsace fait dès lors pleinement confiance à la probité du président Philippe Diallo, nouvellement élu à la tête de la FFF. Elle s’appuie également sur les qualités du valeureux et pugnace capitaine Michel Aucourt (président du district d’Alsace) pour marquer le but salvateur par une élégante «Panenka»…